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24 été 2019
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24 été 2019
  • Edito #24 Édito
  • Occuper le terrain
  • Les dopé•e•s de l’orchestre
  • Champs révolutionnaires
  • Contre vents et Marées
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AU SOMMAIRE

Le 13 septembre 2017, Paris est enfin choisi pour organiser les Jeux olympiques d’été de 2024 ! Derrière lui... plus aucun concurrent. Emplois, retombées économiques, prestige… Pourquoi certaines villes courent-elles encore après les Jeux olympiques ? Auditions, concours, concerts… Difficile de tenir le rythme de musicien classique ! Alors, en coulisse, les instrumentistes ont leurs cocktails anti fausse note : cortisone chez les ténors pour atteindre les notes les plus hautes, fiole de whisky pour d'autres... Ou un classique : le propranolol. L’été prochain, la France accueillera la Coupe du monde féminine de football. L'histoire de cette discipline, encore marginale dans l'Hexagone, a beau être méconnue, elle n'en est pas moins fascinante...

ÉDITO

Les yeux levés, le regard dans le vague, son expression est énigmatique. Quelques millièmes de seconde grappillés à l’adversaire la détachent du commun des mortels : elle a rejoint ces demi-dieux que sont les athlètes victorieux. Autour d’elle, le spectateur, lui, reste dans l’ombre, la mine ternie par le quotidien, il semble ne pas vouloir se prendre au jeu. Au moment où Paris déclare sa flamme aux JO qu’il accueille en 2024, « la société du spectacle » décrite par Guy Debord aurait-elle fait long feu ? Audiences, sondages, billetteries… à chaque compétition, tout indique au contraire qu’elle est dans une forme olympique. Alors d’où viennent ces moues dubitatives qui entourent notre championne ? Peut-être d’une méfiance face à la performance à l’heure où « les premiers de cordée » ne sont plus en odeur de sainteté. (...) Mais pas si vite… Sans attendre 2024, des sportives occupent le terrain. Qu’importe la compétition, la Coupe du monde de football féminine est déjà une victoire : celle de la conquête par les femmes de ce qui fut longtemps un temple du masculin. La couverture de ce numéro prend alors un tout autre sens. Le fait que « vainqueur » se décline de plus en plus au féminin explique peut-être quelques regards en coin.