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7 Printemps 2015
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7 Printemps 2015
  • Juge d'instance Au nom de la loi
  • Service d'action civique Les barbouzes de la république
  • Frontex Les frontières de la honte
  • Françafrique Le grain de sable
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AU SOMMAIRE

Et La Revue Dessinée présente… une belle brochette de barbouzes ! Ceux des années gaullistes avec le deuxième volet de notre enquête consacrée au SAC (Service d’action civique), la police politique parallèle formée par les proches du Général. Ceux des dictateurs africains impliqués dans le scandale des biens mal acquis. Et puis, nous nous penchons sur une justice plus ordinaire, celle d’un tribunal d’instance de Paris, avant de partir en Méditerranée, aux frontières de la honte, là où les compagnies de sécurité privées prospèrent sur le sort de ceux qui fuient la misère.

ÉDITO

Nous étions en plein bouclage, lorsque l’attentat contre Charlie Hebdo a eu lieu. Un choc. La sidération. La tristesse et, enfin, le deuil. Ce drame a bouleversé la France. Dix-sept innocents ont trouvé la mort et, parmi eux, certains ont été tués parce qu’ils dessinaient. Le dessin est un acte d’expression universelle. Il distrait, amuse ou étonne. Il peut informer et choquer. Il est parfois un geste politique. Aujourd’hui, à La Revue Dessinée, la responsabilité de poursuivre notre travail d’enquêtes et de reportages à travers le dessin nous apparaît comme une tâche nécessaire, tant il nous semblait naturel, avant ces événements, que notre liberté d’expression était établie. Nous continuerons à défendre avec force l’idée qu’un simple trait d’encre sur une feuille de papier peut faire progresser la société. Dans ce numéro, deux histoires, parmi d’autres, sont à lire en parallèle. D’un côté, celle de Teodorin Obiang, le fils du dictateur de la Guinée équatoriale, qui mène grand train à Paris, avec la complicité de nos gouvernants. De l’autre, celle de migrants, venus du même continent, qui meurent par milliers aux portes de l’Europe. Pour illustrer notre couverture, Charles Berberian a choisi de mettre en scène une justice apaisante. Une justice dont la principale vertu est de nous permettre de vivre ensemble.