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Le reportage du mois
Silence au bout du fil. Alerté sur le lien entre parafoudres radioactifs et cancers, Orange esquive. Enquête.

D’abord, la sidération. Celle de voir des cancers se déclarer en série parmi les salariés des Télécoms. Ensuite, les interrogations. Très vite, les soupçons se portent sur les parafoudres, des petits tubes en apparence inoffensifs mais en réalité chargés de radon, un gaz radioactif. Enfin, l’investigation. Décennie après décennie, syndicalistes, victimes et médecins assemblent leurs pièces du puzzle pour dévoiler un risque étouffé.

Pendant un demi-siècle, des dizaines de milliers de salariés intervenant sur les lignes de téléphonie fixe ont été exposés à leur insu à de la radioactivité. L’histoire remonte à l'époque de Valéry Giscard d’Estaing : lorsque ce président féru de modernité était au pouvoir, toute la France s’est équipée pour accompagner l’essor de la téléphonie. Au total, entre 20 et 80 millions de parafoudres sont passés entre les mains des agents des PTT. Cette ampoule, en apparence inoffensive, est en réalité chargée de radium 226, krypton, tritium et prométhium... Des radioéléments qui, aux yeux des ingénieurs, améliorent la résistance de parafoudres et permettent d’éviter les accidents liés à l’orage. Malgré la multiplication des cancers chez les agents de lignes, les PTT, puis France Télécom et maintenant Orange ont nié ou minimisé la dangerosité de cet équipement.

À l’heure où les lanceurs d’alerte se font entendre, les parafoudres contaminés parsèment encore le territoire. Sous les dessins de Thierry Bouüaert, la journaliste Clotilde de Gastines livre une enquête édifiante sur un scandale sanitaire étouffé.

#18 Hiver 2017-2018
Parafoudres Silence au bout du fil
Clotilde De Gastines Thierry Bouüaert
#18 Hiver 2017-2018
Parafoudres Silence au bout du fil
Clotilde De Gastines Thierry Bouüaert
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